ÉCRITURES ET ALPHABETS

<= Notes sur les pratiques techniques


Les styles modernes des alphabets sont issus de l'invention de l'imprimerie par Gutemberg. Celle-ci implique le rapprochement, assuré par pression, entre le papier et l'encre, dans des zones clairement définies. Ce transfert sélectif est assuré par des formes imprimantes conçues pour accepter l'encre dans certaines de leurs parties et la refuser dans d'autres: Les styles des caractères étaient figés dans leur style par ces formes en alliage de plomb, d'antimoine et d'étain:

  1. Œil, dessin des lettres, variant suivant les styles (pleins et déliés, barres obliques ou droites, etc.)
  2. Chasse, non identique pour toutes les lettres
  3. Corps du caractère, exprimé en points

À proprement parler, la fonte désigne l'ensemble des glyphes ayant les mêmes caractéristiques de corps et de graisse au sein de la même police. La police de caractères désigne un jeu de fontes de même style (normale, gras, italique...).

Suivant l'épaisseur des jambages  les lettres d'un même style peuvent être: On trouve aussi différentes largeurs, de la super-étroite (ultra-condensed) à extrêmement étendu (ultra-expanded).

En typographie on distingue plusieurs catégories de polices:

  • serif: avec empattements (e.g. Times New Roman)
  • sans serif: sans empattements (e.g. Arial, Helvetica)
  • à chasse fixe: les lettres occupent toutes la même largeur (monospace)
  • cursives: imitent l'écriture manuscrite (script)
  • fantaisie: polices décoratives (fantasy)
Autres définitions:
  • Romain: style de caractère vertical, par opposé à italique
  • approche: espace situé de part et d'autre des caractères
  • approche de groupe: espacement des caractères pour l'ensemble d'un texte
  • approche par paire (ou crénage): ajustement de l'espacement entre deux lettres afin d'en améliorer l'apparence visuelle
  • lettrine: capitale de grande taille, dépassant sur les lignes adjacentes, et marquant le début d'un texte.